lundi, 27 février 2017 14:59

La 5G, eldorado d’Ericsson

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Börje Ekholm, le p-dg d’Ericsson Börje Ekholm, le p-dg d’Ericsson

Au Mobile World Congress, l’équipementier a évoqué ses nombreux tests en cours sur la 5G.

 MWC 2017.

Börje Ekholm, le p-dg d’Ericsson a fixé, à Barcelone, l’axe majeur de la stratégie de l’équipementier pour les prochaines années. Un chiffre et une lettre suffisent à le résumer : 5G. Le patron du groupe a également évoqué d’autres sujets comme le transport ou encore l’intelligence artificielle.

Après une année 2016 marquée par la baisse de ses revenus, le géant scandinave cherche à rebondir. « Nous avons besoin de changer. Nous           sommes prêts à investir pour être efficace dans le futur », explique Börje Ekholm. Le p-dg n’a pas évoqué la situation de l’entreprise. Avec 10% de baisse de son chiffre d’affaires, une baisse de 7% de son résultat net, l’équipementier scandinave a aligné une série de signaux négatifs en 2016. « La situation n’est pas rose, mais elle n’est pas catastrophique non plus », a temporisé Franck Bouetard, le patron d’Ericsson pour la France.

Le futur pour, l’entreprise, repose sur la 5G. « Elle devient une réalité », assure le patron de l’équipementier. Ces derniers mois, Ericsson, Huawei et d’autres acteurs du secteur ont multiplié les tests pour préparer l’arrivée de cette prochaine évolution majeure des réseaux mobiles. NTT Do Como, Telstra et Vodafone viennent récemment de s’engager dans une phase de tests sur le réseau 5G.

 

 

Multiplication des cas d’usage

 

Pour Franck Bouetard, les revenus viendront surtout du monde de l’industrie. « Les industriels nous demandes de plus en plus de choses à ce sujet, nous voyons les cas d’usage se multiplier », assure-t-il. Sur son stand, l’équipementier a proposé quelques uns de ces scénarios. Dans le premier, un conducteur pilote une voiture placée à 50 km du salon. Les mouvements du volant et de la voiture, parfaitement coordonnées, illustrent la latence quasi-inexistante rendue possible grâce à la 5G. Dans un autre cas de figure, un patient est opéré par un médecin. Les deux se trouvent séparés par plusieurs kilomètres. Le praticien, grâce à un gant connecté peut réaliser l’examen d’un organe et fournir son diagnostic. « Si, dans l’endroit où vous vous trouvez ne possède pas de spécialiste du foie, ce type de dispositif peut vous permettre d’être traité par un autre spécialiste qui serait dans une autre ville », explique un porte-parole de l’entreprise. Là encore, la latence joue un rôle particulièrement important.

Avant l’arrivée de la 5G, Ericsson entend également faire évoluer les réseaux actuels avec le renfort de l’intelligence artificielle, une technologie qui rendra le réseau « plus efficace et plus automatisé », assure-t-on chez l’équipementier. «  (…) Le réseau serait capable de prendre certaines décisions de manière autonome puis de se prendre en charge lui-même », indique Börje Ekholm.

L’équipementier va poursuivre son entreprise de diversification. Ces dernières années, le groupe suédois a multiplié les investissements sur le secteur de la diffusion de contenus TV. Ericsson va en outre maintenir ses investissements sur le cloud et les services IT.

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