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Quelques précisions sur le lancement de Palm et son OS
Après l’annonce du retour de Palm en France avec SFR, le constructeur américain donne quelques détails supplémentaires sur son approche de l’écosystème « terminal-OS-applications ».

par Ariel Gomez

Olivier Rozay, directeur du développement auprès des opérateurs
Il est français, mais il n’est en France que pour une « mission » limitée dans le temps : celle qui consiste à accompagner le re-lancement de Palm dans l’Hexagone. Olivier Rozay, directeur du développement auprès des opérateurs, est en effet un « historique » de la marque, puisque, parti vivre aux Etats Unis en 1999, il a rejoint le constructeur de PDA (à l’époque) deux ans plus tard pour ne plus le quitter. Riche donc d’une expérience de neuf ans dans la maison, il revient en France pour remettre sur les rails une marque qu’on donnait quasiment pour morte il y a deux ans, mais qui a connu un regain de vitalité extraordinaire grâce à la sortie du Pre. Ce smartphone, bâti autour d’un nouvel OS (web OS) a connu aux Etats Unis une carrière météoritique ; certains observateurs n’hésitant pas à le considérer comme une véritable alternative à l’iPhone, car le Pre n’est pas qu’un produit, mais aussi une brique d’un écosystème.

Et l’écosystème Web OS, en l’occurrence, ne comporte pas un, mais deux systèmes de distribution d’applications. Le premier, App Catalogue, permet le contact direct avec l’utilisateur et regroupe les applications validées par Palm (environ 2000 applications, 16 millions de téléchargements). On y trouve des applications gratuites et payantes à parts égales. Le second est davantage dans la philosophie du « web canal ouvert sur internet ». Palm donne une URL aux développeurs qui peuvent créer et promouvoir leurs applications comme ils veulent. « Cela ne passe pas à priori par l’opérateur, explique Olivier Rozay, mais ce dernier peut s’approprier ce canal », et exploiter des applications en marque blanche, par exemple.

Des mises à jour « Over the Air »

« En octobre dernier, nous avons commencé par le lancement de web OS avec Telefonica sur quatre pays européens, explique Olivier Rozay. La logique, c’est de poursuivre ce déploiement et de le faire de manière totalement intégrée, avec des opérateurs qui ont des réseaux orientés données, des espaces de vente où les utilisateurs pourront toucher les produits… ». Les produits seront deux en effet, puisque le Pre (dans sa version plus) sera accompagné par le Pixi (également plus). « La composante logicielle de notre offre est très importante, poursuit Olivier Rozay. Nous proposons à nos clients des mises à jour tous les six mois. La dernière version logicielle que nous venons de lancer [1,4] rajoute les fonctions de capture vidéo et la lecture flash. Et si toutes les mises à jour se font en OTA (Over the air, autrement dit, sans câble), le système cherche en premier lieu d’éventuelles connexions WiFi disponibles ».

Basés sur le même OS multitâches, le Pre plus et le Pixi plus possèdent tous deux des fonctions d’agrégation de réseaux sociaux et permettent la synchronisation Outlook (calendrier, événements, etc). Ils sont animés par deux processeurs : un Qualcomm pour la radio, un Texas Instruments pour les applications.

Et si Palm peaufine les détails de son lancement avec SFR (accord d’exclusivité limité dans le temps, pas d’open market prévu pour le moment), le constructeur reste prudent dans ses investissements et limite à la portion congrue sa présence effective sur le territoire français.

« Nous avons un bureau en Grande Bretagne, qui nous offre des fonctions support en matière d’administration et finance, précise Olivier Rozay. Pour le commercial, nous avons des capacités internes et nous allons également faire appel à des forces de vente supplétives ». Le support téléphonique client et partenaires sera réalisé depuis la Grande Bretagne mais en français.
Conscients, toutefois, du besoin de reconquérir une notoriété perdue, Palm va investir en marketing, et en notoriété. « Nous allons communiquer sur l’OS, explique Olivier Rozay, en insistant sur l’aspect démo. Et nous allons également recruter des développeurs locaux ». A cet effet, Palm lance un concours jeunes développeurs doté de 75000 euros. De quoi amorcer la pompe.


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Posté le 09-03-2010 à 17:52



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