Ilexia certifie les postes LG Ericsson
Spécialiste de l’interopérabilité et de la certification des équipements IP, Ilexia voit dans l’activité de certification des terminaux SIP un moyen de faciliter l’expansion de ce protocole dans les communications d’entreprise… et de faciliter le commerce des postes indépendamment de leur serveur de communications.
par
Ariel Gomez
Saïd el Ketrani, fondateur et dirigeant d’Ilexia
L’avènement du protocole IP dans les communications d’entreprise, et notamment du protocole SIP, a ouvert depuis quelques années la voie à un nouveau marché : celui de la commercialisation des terminaux indépendants de leur serveur de communications (IPBX). Dans les technologies analogique et numériques, cette déconnexion entre serveurs et terminaux était impossible ; les terminaux ayant étés conçus pour fonctionner exclusivement avec l’autocom de la même marque. Mais dans la technologie SIP (tout comme dans la technologie MGCP) - deux standards ouverts -, tout devrait fonctionner avec tout. Du moins en théorie…Dans la pratique, on constate que tous les postes ne fonctionnent pas (ou pas totalement), avec tous les serveurs. « Le client peut avoir des doutes sur le fait que les postes SIP qu’il vient d’acheter fonctionnent avec son IPBX, puisque SIP est un protocole qui bénéficie de mises à jour fréquentes et continue de s’enrichir, notamment sur les fonctions de téléphonie », explique Saïd el Ketrani, fondateur et dirigeant d’Ilexia, société spécialisée dans les tests d’interopérabilité et dans la certification des équipements IP. Cette expertise lui a permis la signature avec Logicom d’un contrat pour la certification des postes SIP LG Ericsson commercialisés par ce dernier. « Lorsque nous trouvons un bug, cette découverte fait l’objet d’une fiche, d’un diagnostic, et nous regardons au niveau protocolaire ce n’a pas fonctionné », explique Saïd el Ketrani. Ensuite, selon les cas, la fiche du bug est envoyée soit chez le constructeur de terminaux, soit chez l’équipementier sur l’équipement duquel le problème a été détecté. Les constructeurs de terminaux regardent les fiches, corrigent les bugs et envoient à Ilexia un nouveau firmware, qui est à nouveau testé. « Ensuite, si tout va bien, nous établissons un certificat qui a une valeur nationale, européenne, voire mondiale ». Cette activité de certification, financée par les constructeurs et équipementiers, représente, avec un chiffre d’affaires proche du million d’euros, entre 20 et 25 % quart du chiffre d’affaires d’Ilexia. A ce jour, la société a testé du matériel Deppaepe, Alcatel-Lucent, Aastra, Cisco… « Les certificats sont établis par environnement. Pour LG Ericsson, par exemple, il couvre l’environnement Alcatel-Lucent », conclut Saïd el Ketrani, qui aimerait faire d’Ilexia une structure certificatrice, « car [nous] maîtrisons tout cela du début à la fin ».