Suicides chez France Télécom : signature de deux accords avec les syndicats
France Télécom entend tirer un trait sur une des périodes les plus sombres de son existence. L’opérateur vient de signer, conformément aux annonces effectuées par le Stéphane Richard, le nouveau patron opérationnel du groupe, des accords avec les représentants syndicaux des salariés. La mobilité forcée, stigmatisée par les syndicats et l’équilibre vie privée-vie professionnelle se trouvent au centre de ces signatures. Désormais, les mobilités s’effectueront uniquement sur la base du volontariat. Les changements de poste forcés des cadres tous les trois ans avaient notamment été au coeur de la polémique. L’opérateur s’est également engagé à inclure les salariés « dans les aspects économiques des projets de restructuration ». Avec cette mesure, Stéphane Richard prend ses distances avec le plan « Next » initié par son prédécesseur et dénoncé pour sa brutalité envers les salariés.Le bien-être des employés du groupe est également replacé en tête des priorités. Les risques psycho-sociaux et l’impact des restructurations sur les effectifs seront systématiquement envisagés. Chaque salarié bénéficiera en outre d’un entretien d’évolution professionnelle tous les deux ans. En cas de fermeture de sites, trois postes de niveau équivalents dont « au moins deux » dans le bassin d’emploi le plus proche du salarié seront proposés. « Nous menons un chantier important autour des petits sites, confiait récemment Stéphane Richard. Il nous faut redéfinir la place qu’ils doivent avoir dans l’entreprise ».Un effort significatif sera également réalisé pour faciliter l’aménagement d’horaires pour, notamment les salariés désireux de basculer vers un temps partiel. Les accords contiennent en outre un volet sur les managers. Ils devront dorénavant prendre en compte les situations personnelles des salariés pour aménager les horaires en fonctions des souhaits des salariés.Avec cette batterie de mesures, l’opérateur veut éloigner du groupe le spectre de la vague de suicides. Entre 2008 et 2009, 35 salariés de l’opérateur avaient mis fin à leurs jours.
Posté le 10-03-2010 à 09:42, par
La rédaction