La TMP au point mort
Au fil du temps, les espoirs de voir la télévision mobile personnelle se développer et se déployer, s’amenuisent. Les opérateurs et les éditeurs de contenus n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les termes financiers de leur association. Qui finance quoi ? La première réunion entre les protagonistes a accouché d’une proposition de la part des éditeurs de chaînes souhaitant que les opérateurs investissent 87% pour le déploiement de la TMP. La réponse des opérateurs quoique tardive, est sans appel, inacceptable. Pour Louis Pierre Wenes, qui nous a accordé une interview (JDT 190) « il me semble que la part des opérateurs est disproportionnée par rapport à leur place dans le système. Nous sommes intéressés par cette TMP, les clients semblent aussi avoir de l’appétence pour cet usage. Mais les opérateurs ne peuvent pas financer l’écosystème à eux tous seuls ». Pour autant, des acteurs comme Orange tentent de concilier les différents points de vue, en ayant la double casquette, opérateur et éditeur de contenus (à travers ces chaînes sports, cinéma et séries). De son côté, Patrick Babin, directeur général de TDF, proposait récemment (JDT 190) « que de manière ouverte et transparente, quelques acteurs qui le souhaitent puissent investir pour initialiser le marché de la TV mobile », une sorte de TMP à géométrie variable ou en cercles concentriques, pour emprunter une analogie européenne. Pendant ce temps là, le calendrier fixait par le CSA file et les opérateurs jouent la montre avec comme ambition de faire baisser sensiblement la facture.
Posté le 28-11-2008 à 17:35, par
la rédaction