jeudi, 20 avril 2017 15:30

Réseaux virtuels, défis bien réels : assurer l’homogénéité de l’expérience abonné

Écrit par  Daniel Crowe, directeur régional France et Europe du Sud de NETSCOUT

Chaque étape importante de l’évolution de la téléphonie mobile a augmenté la complexité de la gestion des réseaux. Le passage au LTE a eu le plus fort impact, obligeant les opérateurs à veiller à l’homogénéité de la qualité de l’expérience délivrée aux utilisateurs tributaires des données. Certaines applications détournent les abonnés et ont un impact direct sur le chiffre d’affaires des opérateurs. Ceux-ci doivent désormais parvenir à réduire les coûts de fonctionnement tout en augmentant la rapidité du service délivré. Afin d’augmenter leur chiffre d’affaires, les opérateurs doivent donc faire preuve de flexibilité pour créer des services tout en réduisant les coûts. C’est ce qui les a conduits à opter pour une alternative : révolutionner le réseau mobile grâce à la virtualisation des fonctions réseau (NFV).


Forme et fonction

Beaucoup de choses ont été dites sur les avantages de la virtualisation et sur la façon dont cela permettra aux opérateurs de lancer des services et de réduire les coûts de fonctionnement, mais rares sont ceux qui ont envisagé les implications à court terme pour le client. Le plus grand avantage de la NFV est aussi sa plus grande faiblesse du point de vue du maintien de la qualité du service. Avec la NFV, les réseaux mobiles sont de plus en plus définis par logiciel. Les opérateurs veulent désormais virtualiser des fonctions réseau telles que le contrôle de périphérie de session et le cryptage. La souplesse d’un environnement virtualisé permet une adaptation rapide du réseau mobile. Mais cela augmente aussi le potentiel d’interruption de service, ce qui fait du passage à la NFV une épée à double tranchant.


La garantie de service sur le devant de la scène

L’évolution du paysage industriel a fait de la garantie de service un enjeu important. L’environnement mobile actuel nécessite une disponibilité de service totale, ce qui signifie que chaque expérience virtualisée doit être d’une qualité irréprochable et délivrée sans encombre. La capacité d’un opérateur à assurer l’homogénéité de l’expérience abonné lors du passage à la virtualisation d’un réseau déterminera donc inévitablement la réussite ou l’échec des initiatives NFV. Le contrôle en temps réel des ressources réseau est encore plus crucial dans un environnement virtuel. Il faut être capable de signaler les problèmes de réseau et les résoudre à mesure qu’ils apparaissent, avant même que l’utilisateur final ne puisse s’en apercevoir. Les opérateurs ont sans doute l’impression de faire un pas en arrière après avoir passé les dix dernières années à uniformiser les performances matérielles. Grâce à l’analyse en temps réel des données des réseaux, les opérateurs peuvent identifier l’origine des problèmes et restaurer rapidement les niveaux de service. Des approches analytiques de ce genre sont essentielles à la compréhension de la performance des réseaux et des applications, et sont vitales pour garantir la qualité et la continuité des services délivrés sur les réseaux virtualisés.

Collaborer avec le bon prestataire de garantie de service va donc devenir une nécessité. Cela permettra aux opérateurs de conserver la visibilité totale dont ils ont besoin, mais aidera aussi à débloquer le potentiel commercial de la NFV sans nuire à leurs résultats. Les opérateurs seront capables d’anticiper les problèmes de service ou les dégradations de réseau grâce à un contrôle permanent et une adaptation en temps réel des performances des réseaux, élargissant ainsi le rôle de la garantie de service de la simple résolution de pannes à une capacité de gestion intégrale des ressources.


Un avenir sûr pour les opérateurs mobiles

Le Big Data aura également un rôle à jouer. Les opérateurs devront comprendre l’information présente sur leurs réseaux pour réaliser des analyses prédictives. Cela leur permettra d’identifier des tendances et des comportements d’abonnés, renseignements utiles à l’optimisation des performances réseau et à l’amélioration de la qualité de l’expérience. Grâce à ce type d’approche, les opérateurs disposeront des informations nécessaires à l’adaptation des ressources à la demande. Ceci, allié à l’automatisation de réseaux recevant des données en temps réel, permettra aux opérateurs de faire travailler leurs réseaux pour leur propre compte.
En somme, la migration vers la virtualisation totale sera un changement progressif. Si certaines implémentations sont déjà en place, les ressources physiques et virtuelles coexisteront toutefois encore pendant un certain temps. Tout ceci souligne d’autant plus l’importance d’avoir une garantie de service et un logiciel de contrôle en temps réel capable de supporter des modèles de réseaux hybrides. Les réseaux virtualisés représentant une multitude de fonctions réseau en constante évolution, les opérateurs doivent donc réfléchir au moyen de parvenir à assurer la qualité de l’expérience abonné en permanence.

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